Quand une relation vous a laissée à douter de votre propre mémoire, ou qu’un même schéma se rejoue d’une histoire à l’autre, vous touchez quelque chose que Carl Gustav Jung a passé sa vie à cartographier : la part de nous qui agit sans que nous l’ayons décidé. Sa psychologie analytique nomme ces forces intérieures. L’ombre, ce que nous refusons de voir en nous et que nous projetons sur l’autre. La persona, le masque social qui finit par nous faire oublier qui nous sommes. L’anima et l’animus, nos figures intérieures du féminin et du masculin. Et l’individuation — ce lent travail de réconciliation des opposés qu’il décrivait dans Dialectique du Moi et de l’inconscient (1928) puis Aïon (1951), et qu’il tenait pour le cœur du développement humain. Ici, ces concepts ne restent pas théoriques : ils éclairent ce qui se joue, en silence, dans l’emprise, la culpabilité et la répétition. Les articles ci-dessous explorent chacun une de ces notions.
Le chemin vers soi
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